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Face à une population croissante et à des risques climatiques accrus, qui accentuent les défis agricoles, le projet AgMIP (Agricultural Model Intercomparison and Improvement Project), dirigé par des chercheurs de l’IPAR, a mobilisé des représentants du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE), du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (METE), l’ISRA, l’ANACIM, l’AICCRA, des organisations d’agriculteurs et des partenaires de développement, par le biais d’entretiens et de deux ateliers organisés au Ghana et au Sénégal, afin de mener une étude intitulée « Étude de cadrage de la demande AgMIP en Afrique subsaharienne ».
Cette étude de AgMIP a apporté des éclaircissements sur les besoins en informations scientifiques dans le domaine de la résilience du secteur agricole au Sénégal face aux défis climatiques et a abouti aux conclusions citées ci-dessous :
Une analyse menée à l’échelle nationale au Sénégal a montré qu’investir dans un portefeuille de chaînes de valeur comprenant la pêche, l’horticulture, les céréales, le coton et l’arachide permettait de faire progresser plus efficacement les objectifs nationaux en matière de croissance, de réduction de la pauvreté, d’emploi et de nutrition que ne le ferait un investissement dans une seule chaîne de valeur. D’où l’importance de diversifier les investissements agricoles.
Également une étude de cas menée dans la région de Nioro a montré comment des investissements locaux dans des variétés de semences à cycle plus long et une gestion des cultures adaptée peuvent renforcer plusieurs des chaînes de valeur mises en avant dans le contexte du changement climatique, en augmentant les rendements, en réduisant la pauvreté et en améliorant la sécurité alimentaire, ce qui démontre le potentiel de stratégies d’adaptation ciblées et adaptées au contexte. Elle promeut ainsi les cultures adaptées au changement climatique pour le contexte du Sénégal.
Elle démontre également qu’intégrer les évaluations nationales (qui affinent l’analyse des résultats infranationaux et soutiennent la politique nationale) et infranationales (qui alimentent les projections nationales en tenant compte de la diversité des conditions à travers le Sénégal et orientent l’action locale) aiderait à mieux renforcer le cadre d’action des responsables politiques et des décideurs dans l’anticipation des risques climatiques.
Dans la même optique, elle illustre le fait que les responsables politiques et les décideurs sollicitent des informations permettant d’évaluer les impacts des stratégies d’adaptation sur des résultats pertinents pour l’élaboration des politiques, tels que la croissance, la pauvreté, l’emploi et la sécurité alimentaire, dans différents scénarios climatiques futurs, avec des résultats adaptés aux conditions régionales et pertinents pour les opportunités politiques nationales ciblées.
Cette étude montre également qu’il est essentiel d’investir dans l’accessibilité, la disponibilité et la couverture spatiale et temporelle des données relatives aux précipitations, aux sols, aux cultures, au bétail, aux ravageurs, aux maladies et aux facteurs socio-économiques afin de soutenir des études intégrées capables de fournir les informations demandées par les responsables politiques et les décideurs. Il y a ainsi une nécessité d’améliorer les données relatives à la question au Sénégal.
In the face of a growing population and increased climate risks that intensify agricultural challenges, the Agricultural Model Intercomparison and Improvement Project (AgMIP)—led by researchers from IPAR Think Tank—mobilized representatives from the Ministry of Agriculture, Food Sovereignty, and Livestock (MASAE), the Ministry of Environment and Ecological Transition (METE), ISRA, ANACIM, AICCRA, farmers’ organizations, and development partners.
Through interviews and two workshops held in Ghana and Senegal, this initiative conducted a study titled « AgMIP Demand Scoping Study in Sub-Saharan Africa. »
This AgMIP study shed light on the scientific information needs for building climate resilience in Senegal’s agricultural sector and reached the following conclusions:
Improving Data Systems in Senegal: Finally, the study highlights that it is essential to invest in the accessibility, availability, and spatial and temporal coverage of data related to rainfall, soils, crops, livestock, pests, diseases, and socio-economic factors. This is vital to support integrated studies capable of delivering the insights requested by policymakers and decision-makers, emphasizing the need to improve relevant data systems in Senegal.
The Importance of Diversifying Agricultural Investments: A nationwide analysis conducted in Senegal showed that investing in a portfolio of value chains—including fisheries, horticulture, cereals, cotton, and groundnuts—advances national goals for growth, poverty reduction, employment, and nutrition more effectively than investing in a single value chain.
Promoting Climate-Adapted Crops: A case study in the Nioro region demonstrated how local investments in longer-cycle seed varieties and adapted crop management can strengthen several key value chains under climate change. This approach increases yields, reduces poverty, and improves food security, demonstrating the potential for targeted, context-specific adaptation strategies and promoting climate-adapted crops for the Senegalese context.
Integrating National and Subnational Assessments: The study demonstrates that integrating national assessments (which refine subnational outcome analyses and support national policy) with subnational assessments (which feed into national projections by accounting for diverse conditions across Senegal and guiding local action) would better strengthen the action framework for policymakers and decision-makers in anticipating climate risks.
Providing Policy-Relevant Data: Similarly, it illustrates that policymakers and decision-makers request information to evaluate the impacts of adaptation strategies on policy-relevant outcomes—such as growth, poverty, employment, and food security—under various future climate scenarios, with results tailored to regional conditions and relevant to targeted national policy opportunities.