[French below]
In a context where climate change threatens livelihoods, food security, and the achievement of national and international development goals (such as the SDGs) in Ghana, the Agricultural Model Intercomparison and Improvement Project (AgMIP)—led by the University of Ghana—engaged government representatives, research institutes, academia, farmers’ organizations, and development partners through interviews and a workshop in Accra.
The goal was to identify the climate and agricultural scientific data needed by policymakers and decision-makers.
This AgMIP study clarified the information required to build climate resilience in Ghana’s agricultural sector, yielding the following key conclusions:
- Diversifying Agricultural Investments: A nationwide analysis shows that a diversified investment strategy—covering horticulture, legumes (like cowpeas), cereals, small ruminants, groundnuts, and cocoa—is more effective at reducing poverty, creating jobs, boosting growth, and enhancing nutrition and climate resilience than investing in a single value chain.
- Promoting Climate-Adapted Crops: A case study in Navrongo reveals that investing in the cowpea value chain significantly improves farm incomes, reduces poverty, and enhances dietary diversity and climate resilience in northern Ghana, proving the value of context-specific adaptation strategies.
- Integrating National and Subnational Assessments: Combining local-level assessments (which capture regional diversity to guide local action) with national-level assessments (which refine local data to support national policy) will better help decision-makers anticipate climate risks.
- Providing Policy-Relevant Data: Policymakers need data that evaluates how adaptation strategies impact key development metrics—such as growth, employment, and food security—across various future climate scenarios, tailored to regional contexts.
- Investing in Data Systems: It is vital to improve the accessibility, availability, and long-term coverage of data on rainfall, soils, crops, livestock, pests, diseases, and socio-economic factors to support the integrated studies needed by decision-makers.
NOTE D’ORIENTATION DE L’AgMIP : FAVORISER UNE AGRICULTURE RÉSILIENTE AU CHANGEMENTCLIMATIQUE AU GHANA
Dans un contexte où le changement climatique menace les moyens de subsistance, la sécurité
alimentaire, la réalisation des objectifs nationaux de développement et le respect des engagements
internationaux, tels que les Objectifs de développement durable (ODD) au Ghana, le Projet
d’intercomparaison et d’amélioration des modèles agricoles (AgMIP), dirigé par l’Université du
Ghana, a mobilisé des représentants du gouvernement — notamment du ministère de l’Alimentation
et de l’Agriculture et de la Commission nationale de planification du développement — ainsi que des
instituts de recherche, du monde universitaire, des organisations d’agriculteurs et des partenaires de
développement, par le biais d’entretiens et d’un atelier organisé à Accra, au Ghana, afin d’identifier
les informations scientifiques dont les responsables politiques et les décideurs ont besoin en matière
de changement climatique et du secteur agricole.
Cette étude de AgMIP a apporté des éclaircissements sur les besoins en informations scientifiques dans le domaine de la résilience du secteur agricole au Ghana face aux défis climatiques, et a aboutiaux conclusions citées ci-dessous :
- Une analyse menée à l’échelle nationale du Ghana a montré qu’une stratégie d’investissementdiversifiée axée sur l’horticulture, les légumineuses (telles que le niébé et d’autres haricots), lescéréales, les petits ruminants, l’arachide et le cacao peut, dans son ensemble, contribuer plusefficacement à la réalisation des objectifs nationaux en matière de réduction de la pauvreté, decréation d’emplois, de croissance, de nutrition et de résilience climatique que ne le ferait uninvestissement dans une seule chaîne de valeur. D’où l’importance de diversifier les investissementsagricoles.
- Une autre étude de cas menée à Navrongo démontre que l’investissement dans l’une des chaînes
de valeur mises en avant, celle du niébé, peut considérablement améliorer les revenus agricoles,
réduire la pauvreté et renforcer la diversité alimentaire ainsi que la résilience face au changement
climatique dans le nord du Ghana, soulignant ainsi le potentiel des stratégies d’adaptation adaptées
à des contextes spécifiques. D’où l’important de promouvoir les cultures adaptées au
changement climatique au Ghana.
Elle démontre également qu’intégrer les évaluations infranationales (qui alimentent les projections
nationales en tenant compte de la diversité des conditions à travers le Ghana et orientent l’action
locale) et les évaluations nationales (qui affinent l’analyse des résultats infranationaux et soutiennent
la politique nationale) aiderait les responsables politiques et les décideurs à anticiper sur les risques
climatiques dans le cas du Ghana.
Elle illustre aussi que les responsables politiques et les décideurs sollicitent des informations
permettant d’évaluer les impacts des stratégies d’adaptation sur des résultats pertinents pour
l’élaboration des politiques, tels que la croissance, la pauvreté, l’emploi et la sécurité alimentaire,
dans différents scénarios climatiques futurs, avec des résultats adaptés aux conditions régionales et
pertinents pour les opportunités politiques nationales ciblées.
Enfin, l’étude montre qu’il est essentiel d’investir dans l’accessibilité, la disponibilité et la couverture
temporelle des données relatives aux précipitations, aux sols, aux cultures, au bétail, aux ravageurs,
aux maladies et aux facteurs socio-économiques afin de soutenir des études intégrées capables de
fournir les informations demandées par les responsables politiques et les décideurs.
CETTE NOTE POLITIQUE EST DISPONIBLE EN ANGLAIS POUR LE MOMENT.