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	<title>Archives des souveraineté alimentaire - Ipar</title>
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	<title>Archives des souveraineté alimentaire - Ipar</title>
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		<title>Les parlementaires sénégalais orientés sur les transformations nécessaires pour des systèmes agroalimentaires forts et la réalisation des ODD</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ipar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 15:44:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Réseau des Parlementaires pour la protection de l’Environnement du Sénégal (REPES), en collaboration avec l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR) et l&#8217;Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), a organisé, le mardi 15 avril 2025, à l&#8217;Assemblée Nationale une session de renforcement de capacités des parlementaires sur les transformations des systèmes agro-alimentaires [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le Réseau des Parlementaires pour la protection de l’Environnement du Sénégal (REPES), en collaboration avec l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR) et l&rsquo;Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), a organisé, le mardi 15 avril 2025, à l&rsquo;Assemblée Nationale une session de renforcement de capacités des parlementaires sur les transformations des systèmes agro-alimentaires pour la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La session visait à impulser une action parlementaire forte capable de stimuler la transformation des systèmes agro-alimentaires pour la réalisation des ODD au Sénégal, à travers une meilleure connaissance et une adaptation des politiques et instruments juridiques internationaux adoptés par le Sénégal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’activité a ciblé principalement les parlementaires membres du REPES, de la Commission du développement durable et de la transition écologique, de la Commission du développement rural, ainsi que les membres de l’Association des anciens parlementaires et ministres. Elle a, également, vu la participation de l’IPAR, représentée par son Directeur Exécutif, Dr Cheikh Oumar Ba, sa directrice de Recherche Dr Laure Tall, le chercheur émérite Dr Ibrahima Hathie, ainsi que d’experts de la FAO.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Faire des parlementaires les leviers de la transformation des systèmes alimentaires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des messages forts ont été délivrés au cours de la cérémonie d’ouverture en direction des parlementaires et autres décideurs, en vue de les sensibiliser sur l’importance d’avoir des systèmes alimentaires forts et durables et sur le rôle qu’ils peuvent jouer pour accélérer cette transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les systèmes agro-alimentaires sont devenus des enjeux mondiaux importants. Ils sont, toutefois, affectés par plusieurs problèmes selon Samba Dang, président du REPES. Ces problèmes ont pour noms la sécheresse, la hausse des prix, les attaques de criquets, les conflits, la pauvreté, le déficit d’accès à l’eau potable, aux soins de santé de qualité et à d’autres services de base. Une telle situation compromet la réalisation des ODD, fortement tributaire de la qualité des systèmes alimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présidant la cérémonie d’ouverture, Mme Ramatoulaye Bodian, vice-présidente à l’Assemblée Nationale a fait comprendre qu’«&nbsp;un système alimentaire durable doit garantir la sécurité alimentaire et la nutrition pour tous, sans nuire aux bases économiques, sociales et environnementales nécessaires aux générations futures&nbsp;». &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Cheikh Oumar Ba, directeur exécutif de l’IPAR, pour sa part, a parlé d’une initiative en cours avec la FAO pour aider les parlementaires à disposer d’outils adaptés aux normes internationales. Dr Ba est convaincu qu’avec plus de synergies dans la territorialisation des politiques publiques, il est possible de toucher les différents pôles régionaux du Sénégal et d’accompagner l’État dans ses nouvelles orientations. Il a insisté sur l&rsquo;importance de renforcer les capacités de l’Assemblée nationale pour y parvenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, la FAO a consolidé son approche de soutien et de suivi de l’action parlementaire, ancrant la sécurité alimentaire et la nutrition dans les cadres législatifs, en collaborant avec plus de 60 réseaux parlementaires dans le monde, contribuant directement au développement et à l’adoption de plus de 100 lois liées à la sécurité alimentaire, à la nutrition et aux systèmes agro-alimentaires en général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mehdi Drissi, chargé de la liaison et Coordonnateur de la Communication de la FAO en Afrique de l&rsquo;Ouest, a salué l’initiative du REPES et appelle à créer des lois sur les systèmes agro-alimentaires. Selon lui, des lois bien établies permettent de protéger l’environnement, d’améliorer l’alimentation, de soutenir une agriculture durable, résiliente et inclusive, et de créer des emplois pour les femmes et les jeunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Intervenant sur la question des « enjeux des systèmes alimentaires au Sénégal et en Afrique », Dr Laure Tall, de l’IPAR a insisté sur l’impératif de créer les conditions d’une souveraineté alimentaire durable et a souligné le rôle clé que la recherche peut jouer dans ce processus avec la fourniture de données probantes pour alimenter les politiques. Elle a exhorté les parlementaires à une collaboration plus accrue avec les chercheurs pour l’intégration des données probantes dans les politiques publiques ainsi que leur participation au groupe de travail sur l’évaluation des politiques publiques. Dr Tall a évoqué un processus de collaboration REPES-IPAR, en perspective, qui se traduira par la formation des parlementaires sur l’usage des données, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Boris Gandon de la FAO, quant à lui propose une stratégie d’intervention aux parlementaires pour mieux adresser la question des systèmes alimentaires. Les axes de cette stratégie sont&nbsp;: la législation, le contrôle, le budget et la représentation. L’expert a incité à la création et au renforcement de réseaux de parlementaires, au renforcement de capacités de ces derniers, au développement d’outils de connaissances et à la promotion de processus législatifs, entre autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à noter que, dans le cadre de cette initiative du REPES, l’Assemblée nationale du Sénégal est engagée à mobiliser les autres parlements de la CEDEAO, de l’UEMOA, de l’Union Africaine ainsi que d’autres entités nationales pour porter la cause des systèmes alimentaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de la rencontre, une feuille de route parlementaire pour la transformation des systèmes alimentaires a été déclinée en collaboration avec les parlementaires pour tenir d’autres sessions dans les mois à venir.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Dans la presse  : </h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.sudquotidien.sn/assemblee-nationale-transformation-des-systemes-agro-alimentaires-des-parlementaires-outilles-pour-faire-face-aux-defis/?amp=1">https://www.sudquotidien.sn/assemblee-nationale-transformation-des-systemes-agro-alimentaires-des-parlementaires-outilles-pour-faire-face-aux-defis/?amp=1</a></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JA7C4exGXj"><a href="https://ledakarois221.com/repes-sengage-pour-les-transformations-des-systemes-agro-alimentaires/">REPES s&#8217;engage pour les transformations des systèmes agro-alimentaires</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« REPES s&#8217;engage pour les transformations des systèmes agro-alimentaires » &#8212; LeDakarois221" src="https://ledakarois221.com/repes-sengage-pour-les-transformations-des-systemes-agro-alimentaires/embed/#?secret=3jEvnVzbgV#?secret=JA7C4exGXj" data-secret="JA7C4exGXj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<iframe title="Renforcement des capacités des membres du REPES : l&#039;Ipar et la Fao soulignent les enjeux" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/R0g4nnRAUSc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<iframe title="Transformation des systèmes agro-alimentaires : Le REPES &quot;arme&quot; ses membres" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/4t3h1wsyYKo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<iframe title="Renforcement de capacités des parlementaires sénégalais." width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/pYd0XTjHlu0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<item>
		<title>LOASP : après 20 ans de mise en œuvre, le bilan est mitigé</title>
		<link>https://ipar.sn/loasp-apres-20-ans-de-mise-en-oeuvre-le-bilan-est-mitige/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ipar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 15:17:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Figure marquante du monde paysan, Nadjirou Sall, président du Conseil d&#8217;administration du CNCR, a l’avantage d’être de toutes les grandes batailles pour le développement de l’agriculture et de l’amélioration des conditions de vie des paysans. Avec le flegme qui le caractérise, il estime que le bilan de la mise en œuvre de la LOASP, adoptée [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Figure marquante du monde paysan, Nadjirou Sall, président du Conseil d&rsquo;administration du CNCR,  a l’avantage d’être de toutes les grandes batailles pour le développement de l’agriculture et de l’amélioration des conditions de vie des paysans. Avec le flegme qui le caractérise, il estime que le bilan de la mise en œuvre de la LOASP, adoptée et promulguée en 2004, est mitigé. « Bien que l&rsquo;objectif de reconnaître les statuts des métiers de l&rsquo;agriculture au sens large, des exploitations et des exploitants, ainsi que des organisations professionnelles agricoles, soit louable, nous avons constaté un retard significatif dans sa mise en application concrète. En particulier, la reconnaissance des statuts des différents acteurs du secteur agricole et l&rsquo;institutionnalisation de la concertation à travers une conférence nationale et un conseil supérieur d&rsquo;orientation agrosylvopastorale n&rsquo;ont pas été pleinement mises en œuvre au cours de ces 20 ans », souligne-t-il. Selon lui, l&rsquo;intérêt qu’il y a à avoir une reconnaissance juridique des exploitations agricoles c’est que cela confère, à la fois, des droits et des devoirs, rappelant que dans le domaine agricole, cette clarification est essentielle. Et pour cause : « elle permet de distinguer ce qui relève de l&rsquo;agriculture, de définir les droits spécifiques de ses acteurs et d&rsquo;établir les obligations qui en découlent ». Pour toutes ces raisons, Nazirou Sall estime que la révision de cette loi, vingt ans, est une absolue nécessité en raison de l&rsquo;évolution du contexte, notamment le retard accumulé dans sa mise en œuvre, l&rsquo;absence d&rsquo;intégration du secteur de la pêche et la nécessité de clarifier la stratégie d&rsquo;insertion des jeunes. « De plus, la loi initiale n&rsquo;a pas apporté de réponses suffisamment précises sur la réforme foncière. Ces éléments soulignent l&rsquo;importance de cette révision pour adapter la loi aux enjeux actuels », avance-t-il. A la question de savoir si la non-application de cette loi est la principale raison pour laquelle l&rsquo;agriculture n&rsquo;a pas connu le développement espéré ces 20 dernières années, le président du Conseil d’administration du Cncr préfère ne pas être catégorique. « C&rsquo;est un des éléments justificatifs », soutient-il. Non sans ajouter que si la loi avait été appliquée, « on allait avoir beaucoup mieux et ça allait accélérer en même temps notre finalité d&rsquo;arriver à la souveraineté alimentaire ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pathé NIANG, Journaliste au Quotidien national « Le Soleil »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Source: <a href="https://lesoleil.sn/le-kiosque/le-soleil-n-16396-mardi-28-janvier-2025/#6">https://lesoleil.sn/le-kiosque/le-soleil-n-16396-mardi-28-janvier-2025/#6</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://ipar.sn/loasp-apres-20-ans-de-mise-en-oeuvre-le-bilan-est-mitige/">LOASP : après 20 ans de mise en œuvre, le bilan est mitigé</a> est apparu en premier sur <a href="https://ipar.sn">Ipar</a>.</p>
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		<item>
		<title>« La LOASP: une loi innovante et ambitieuse, mais dont la mise en œuvre a été entravée par un défaut de portage politique et de pilotage »</title>
		<link>https://ipar.sn/la-loasp-une-loi-innovante-et-ambitieuse-mais-dont-la-mise-en-oeuvre-a-ete-entravee-par-un-defaut-de-portage-politique-et-de-pilotage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ipar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 14:27:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Ipar dans la presse]]></category>
		<category><![CDATA[agrosylvopastoral]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Économiste agricole, spécialiste des politiques agricoles et de l&#8217;analyse des filières, Dr Ibrahima Hathie actuel Directeur-Adjoint de Feed the Future Sénégal Projet d&#8217;Appui aux Réformes et Politiques Agricoles (PSS) et chercheur émérite à IPAR Think Tank est une voix autorisée. Dans cet entretien accordé au quotidien national «&#160;Le Soleil&#160;» (Sénégal), il explique pourquoi la LOASP [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Économiste agricole, spécialiste des politiques agricoles et de l&rsquo;analyse des filières, Dr Ibrahima Hathie actuel Directeur-Adjoint de Feed the Future Sénégal Projet d&rsquo;Appui aux Réformes et Politiques Agricoles (PSS) et chercheur émérite à IPAR Think Tank est une voix autorisée. Dans cet entretien accordé au quotidien national «&nbsp;Le Soleil&nbsp;» (Sénégal), il explique pourquoi la LOASP n’a pas été opérante et ce qu’il faut faire pour éviter les erreurs du passé.</em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La loi d’Orientation agrosylvopastorale est en révision alors qu’en 2004, quand elle a été mise en place, tout le monde parlait d&rsquo;une innovation révolutionnaire. Qu’est ce qui devait faire cette innovation révolutionnaire ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi était considérée comme une loi très innovante et révolutionnaire, parce qu&rsquo;elle avait permis au monde paysan d&rsquo;accéder à des avantages en son temps qui étaient perçus comme fondateurs, notamment la reconnaissance du métier d&rsquo;agriculteur, de l’éleveur et de pêcheur ; à la reconnaissance du statut juridique des exploitations agricoles. Le fait aussi que les paysans puissent avoir une protection sociale, et surtout assurer qu’ils aient un dialogue avec les décideurs annuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes ces mesures devaient permettre aux agriculteurs de voir leur situation s&rsquo;améliorer, parce que l’objet de cette loi était de lutter contre la pauvreté, mais aussi permettre au secteur agricole de bénéficier d’investissements massifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>20 ans après, est-ce qu&rsquo;on peut dire que cela a eu un impact ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la loi fût ambitieuse et innovante, sa mise en œuvre a été considérablement retardée. Les décrets d&rsquo;application, par exemple, n&rsquo;ont vu le jour qu&rsquo;en 2007-2008. Aucun progrès n&rsquo;a été réalisé sur des points cruciaux tels que le statut des paysans, celui des exploitations agricoles, le financement et la concertation. Donc au final, on se rend compte que, sur les papiers, c&rsquo;était une excellente loi, mais dans la mise en œuvre, il a manqué un portage politique et le pilotage ne s&rsquo;est pas fait correctement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dans votre présentation, vous avez évoqué que parallèlement il y avait d&rsquo;autres programmes qui étaient mis en œuvre et concurrençaient un peu cette loi. Peut-on en déduire que ces programmes ont participé à « tuer » la LOASP ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La LOASP était un élément consensuel qui devait permettre vraiment de révolutionner le monde agricole et rural. Mais les autorités ont plutôt fait avancer des programmes spéciaux. Durant le magistère du président Abdoulaye Wade, vous avez entendu parler du programme maïs, des autres programmes spéciaux. Et en plus de cela, on a eu la Grande offensive pour la nourriture et l’abondance (Goana), on a eu le plan Retour vers l’agriculture (Reva), le Programme d&rsquo;autosuffisance en riz (PNAR). Et puis chaque année, il y a les campagnes agricoles pour la fourniture d&rsquo;intrants, de semences, d’engrais, etc. Bref, l&rsquo;État a mis des ressources, mais qui n&rsquo;étaient pas en connexion avec la loi. Ce qui fait que de manière parallèle, l&rsquo;État a continué à faire ses affaires, mais n&rsquo;a pas mis des ressources sur la mise en œuvre de la loi. En réalité, la pertinence de la loi est remise en question à cause de son faible impact.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;on parle de réviser cette loi, quels sont les facteurs qui doivent être pris en compte pour éviter ce qui s&rsquo;est passé ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, la révision insiste sur le fait qu&rsquo;il faudrait qu&rsquo;il y ait au moins une structure qui s&rsquo;occupe du suivi de la mise en œuvre de la loi. Il n&rsquo;y en avait pas. Il y avait seulement un mécanisme qui n’a malheureusement pas bien fonctionné. Il faudrait également rationaliser les ressources mises à la disposition du monde agricole et rural. Il faut avoir des fonds dédiés, un engagement de l&rsquo;État, peut-être des lignes budgétaires pour favoriser la mise en œuvre de cette loi. Parce que sans ces ressources, on ne peut pas avancer. Il faut réellement que l&rsquo;État s&rsquo;engage pour un plan d&rsquo;investissement sur cinq ans. Une fois mise en place, ces ressources permettront d&rsquo;investir largement dans le secteur agricole et rural.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vous avez parlé de manque de portage politique avec l’ancien régime. Est-ce que vous avez senti un soutien des nouvelles autorités, du moins dans la révision ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Effectivement, dans le processus de révision, il y a un fort portage du ministère de l&rsquo;Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l&rsquo;Élevage. Le ministère a pris en charge le processus et travaille main dans la main avec le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) et d&rsquo;autres structures comme les chercheurs et d&rsquo;autres institutions. Donc, il y a un portage réel dans le processus de révision. Il faut espérer que ce portage continue. Parce que pour la première fois, il est prévu que le Conseil supérieur d&rsquo;orientation agrosylvopastorale se tienne au mois de février. On ose espérer qu&rsquo;une fois que ce processus s&rsquo;enclenchera, annuellement, il y aura le Conseil supérieur, qui est comme un Conseil présidentiel sur les investissements, mais cette fois-ci pour le secteur agrosylvopastoral.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Jusqu&rsquo;à quand pourra-t-on espérer avoir cette deuxième loi ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le processus est en cours. Actuellement, d&rsquo;ici le mois de février, les gens travaillent sur les consultations au niveau régional, les consultations des acteurs, etc. Le projet de loi devrait bientôt être soumis au gouvernement, via le ministère de l&rsquo;Agriculture. Suivra ensuite le processus réglementaire habituel, passant par le Conseil des ministres avant d&rsquo;être soumis au vote du Parlement. Si tout se déroule comme prévu, la loi pourrait être adoptée d&rsquo;ici fin d&rsquo;année.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel est l&rsquo;intérêt pour le Sénégal d&rsquo;avoir cette deuxième loi ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On est à une période charnière où le Sénégal a décidé d&rsquo;une souveraineté alimentaire. Le Sénégal veut nourrir sa population par ses propres moyens. Pour ce faire, nous devons transformer notre agriculture. Parce qu&rsquo;on est dans une situation assez critique où nous avons une population qui augmente, des terres qui se dégradent, qui s&rsquo;amenuisent, avec l&rsquo;urbanisation, avec les autres usages, avec la dégradation foncière. Nous avons aussi le changement climatique. Donc, le contexte n&rsquo;est pas très favorable. Il nous faut augmenter la productivité et pour y arriver, il faut réellement qu&rsquo;il y ait des mesures assez audacieuses. Et la loi offre ce cadre pour de transformation de l&rsquo;agriculture. C&rsquo;est pourquoi cette révision est importante, et je pense que les autorités sont conscientes de cela. Et main dans la main, entre ces autorités et le mouvement paysan, il est possible d&rsquo;arriver à une loi consensuelle qui permette de faire ce saut qualitatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entretien réalisé par Pathé NIANG, Journaliste au quotidien «&nbsp;Le Soleil&nbsp;»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Source: https://lesoleil.sn/le-kiosque/le-soleil-n-16396-mardi-28-janvier-2025/#6</p>
<p>L’article <a href="https://ipar.sn/la-loasp-une-loi-innovante-et-ambitieuse-mais-dont-la-mise-en-oeuvre-a-ete-entravee-par-un-defaut-de-portage-politique-et-de-pilotage/">« La LOASP: une loi innovante et ambitieuse, mais dont la mise en œuvre a été entravée par un défaut de portage politique et de pilotage »</a> est apparu en premier sur <a href="https://ipar.sn">Ipar</a>.</p>
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		<title>Après la phase pilote à Saint-Louis et Ziguinchor, les consultations publiques pour réviser et actualiser la LOASP se poursuivent dans les autres régions du Sénégal</title>
		<link>https://ipar.sn/apres-la-phase-pilote-a-saint-louis-et-ziguinchor-les-consultations-publiques-pour-reviser-et-actualiser-la-loasp-se-poursuivent-dans-les-autres-regions-du-senegal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[ipar]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jan 2025 21:52:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles de l'IPAR]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture fmiliale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Loi d’Orientation Agro-Sylvo-Pastorale (LOASP), adoptée en 2004, sert de cadre légal pour le développement de l&#8217;Agriculture sénégalaise et les secteurs connexes (foresterie, pastoralisme, gestion des ressources halieutiques, etc.) sur une période de 20 ans. Cependant, après deux décennies de mise en œuvre, seulement 18 des 52 engagements initiaux ont été réalisés, mettant en évidence [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La Loi d’Orientation Agro-Sylvo-Pastorale (LOASP), adoptée en 2004, sert de cadre légal pour le développement de l&rsquo;Agriculture sénégalaise et les secteurs connexes (foresterie, pastoralisme, gestion des ressources halieutiques, etc.) sur une période de 20 ans. Cependant, après deux décennies de mise en œuvre, seulement 18 des 52 engagements initiaux ont été réalisés, mettant en évidence la nécessité d&rsquo;une révision pour relever les défis actuels des secteurs agro-sylvo-pastoral et halieutique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La révision de la LOASP représente une opportunité majeure pour le Sénégal de renforcer les filières agro-sylvo-pastorales et halieutiques, en les rendant plus compétitives et durables, tout en assurant la souveraineté alimentaire et en contribuant significativement au développement du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour piloter ce processus de révision et d’actualisation, le Ministère de l&rsquo;Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage (MASAE) a mis en place un comité ad hoc au sein du Comité exécutif de Révision de la LOASP (CERAL), placé sous l&rsquo;égide du Secrétaire d&rsquo;État aux Coopératives et à l&rsquo;Encadrement paysan (SE-CEP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les principaux enjeux de cette révision incluent de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Clarifier et renforcer le Statut juridique des exploitations familiales et des organisations professionnelles ;</em></li>



<li><em>Améliorer l&rsquo;accès aux services essentiels tels que la formation, l&rsquo;assistance technique et les infrastructures ;</em></li>



<li><em>Mettre en place des mécanismes de protection sociale adaptés aux besoins spécifiques des travailleurs agricoles ;</em></li>



<li><em>Faciliter l&rsquo;accès au crédit et encourager les investissements pour la modernisation des exploitations ;</em></li>



<li><em>Promouvoir l&#8217;emploi rural, notamment pour les jeunes, afin d&rsquo;assurer la continuité et le dynamisme du secteur ;</em></li>



<li><em>Renforcer les capacités de production pour garantir l&rsquo;autosuffisance alimentaire et le développement harmonieux des zones rurales.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le processus de consultation a démarré par une phase pilote dans les régions de Saint louis et Ziguinchor. Cette étape a permis d’établir un canevas d’exécution des autres consultations régionales. &nbsp;La méthodologie utilisée privilégie une approche participative et inclusive. Ces consultations visent à recueillir les avis et contributions des acteurs locaux dont les jeunes et les femmes, des organisations professionnelles, du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Le calendrier des consultations régionales est le suivant :</em></strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Dakar : du 13 au 15 janvier 2025</li>



<li>Kaolack : du 15 au 17 janvier 2025</li>



<li>Thiès : du 15 au 17 janvier 2025</li>



<li>Diourbel : du 15 au 17 janvier 2025</li>



<li>Kaffrine : du 18 au 20 janvier 2025</li>



<li>Tambacounda : du 20 au 22 janvier 2025</li>



<li>Kédougou : du 22 au 24 janvier 2025</li>



<li>Sédhiou : du 26 au 28 janvier 2025</li>



<li>Louga  du 27 au 29 janvier 2025</li>



<li>Matam : du 28 au 30 janvier 2025</li>



<li>Kolda : du 29 au 31 janvier 2025</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Calendrier des consultations thématiques :</em></strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pastoralisme : les 30 et 31 janvier 2025 à Louga</li>



<li>Co-gestion des pêcheries dans un contexte d&rsquo;exploitation du pétrole et du gaz : les 30 et 31 janvier 2025 à Saint Louis</li>



<li>Financement et gestion des risques : les 30 et 31 janvier 2025 à Dakar.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Calendrier des </em>consultations sectorielles :</strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Femmes : les 21et 22 janvier 2025 à Saly-Mbour</li>



<li>Secteur prive : les 23 et 24 janvier 2025 à Saly-Mbour.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le MASAE s’est fixé pour objectif la finalisation de la révision de la LOASP à la fin janvier 2025, ainsi que la préparation et la tenue, au cours du mois de février 2025, de la première réunion du Conseil Supérieur d’Orientation Agro-Sylvo-Pastoral (CSOASP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces étapes sont essentielles pour mettre en place un cadre légal actualisé, répondant aux défis contemporains et aux aspirations des acteurs des filières agro-sylvo-pastorales et halieutiques.</p>
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