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Rapport annuel 2016

Rapport annuel 2016

Mot du Directeur Exécutif

L’année 2016 constitue un tournant décisif dans la vie institutionnelle de l’IPAR. En effet, il s’agit d’une année de transition avec l’achèvement du premier plan stratégique (2010-2015) et le démarrage du second couvrant la période 2017-2021.

Sur le plan international, la préparation et la tenue de la COP 22 ont constitué
des moments mobilisateurs de la communauté internationale autour de la
problématique clef que constitue le changement climatique et ses répercussions
et implications. Les dirigeants ont, à l’unisson, clamer l’impérieuse nécessité
d’une gestion responsable et prospective des ressources naturelles qui relèvent
des biens communs à l’humanité entière. L’arrivée à la maison blanche d’un
climato-sceptique tempère les ardeurs, même des plus optimistes, par
rapport à leur engagement et risque de compromettre l’élan enthousiaste et
l’espoir suscités lors de la COP 21 de Paris. En prenant part, à cette importante rencontre, l’IPAR a
confirmé son engagement pour le développement international et, aux côtés de l’Etat du Sénégal,
a participé au partage d’expérience entre le Sénégal et le reste du monde.

Sur le plan sous-régional, l’ouverture d’un bureau à Niamey (IPAR-Niger), avec le soutien de la
Coopération Suisse (DDC) dans le cadre du Programme d’Appui aux Organisations Paysannes
(PAOP) (2017-2020), confirme la volonté des membres de l’IPAR d’élargir leur présence au reste
de l’Afrique de l’Ouest. Le renforcement du partenariat constitue un axe à poursuivre avec les
gouvernements du Mali, de la Mauritanie, du Sénégal et de la Guinée – ainsi qu’avec les sociétés
civiles de ces pays (CNOP, GNAP/ROSA, CNCR/CONGAD etc.) – et le nouveau Think Tank guinéen
IPED. Le partenariat avec la FAO en 2016, dans le cadre de la dissémination des Directives
volontaires dans l’espace de l’OMVS, est également à saluer.

Au niveau national, la phase d’opérationnalisation des Objectifs de Développement Durables
(ODD) a connu une accélération avec la mobilisation de tous les acteurs étatiques et de la société
civile sur la nécessité d’une mise en œuvre réussie de ce nouvel engagement international dont
la « faim Zero » (ODD-2) à l’horizon de 2030. IPAR a joué sa partition dans ce processus, par
l’accompagnant de ses partenaires du gouvernement du Sénégal (Primature, DGPPE, ANSD, CNDT),
de la société civile (CONGAD, CNCR) et des partenaires techniques et financiers (PNUD, FAO).

Sur le plan interne, le conseil d’administration a poursuivi avec succès le pilotage des processus
en cours : élaboration du plan stratégique et du plan de mobilisation des ressources, construction
d’un siège fonctionnel à Diamniadio, ainsi que l’organisation du colloque-hommage à Jacques Faye,
en fin 2017.

Je voudrais, pour terminer, rendre un vibrant hommage aux partenaires qui ont cru en nous en
nous octroyant des appuis institutionnels ; il s’agit du Centre de Recherche pour le Développement
International (CRDI) et l’Union Européenne (UE). Ces subventions ont largement contribué à
l’atteinte des objectifs fixés par le conseil d’administration de 2010 à 2015, et cela, conformément
à nos missions de recherche devant éclairer les décisions politiques, de renforcement de capacités
et de dialogue politique entre les parties prenantes du développement de la Sous-région. Une
attention particulière sera davantage accordée, durant l’année 2017, au secteur privé et aux élus
locaux qui constituent des acteurs clés dans le processus de transformation structurelle de nos
économies.