Le forum africain sur les systèmes alimentaires (AFSF 2025), organisé du 31 août au 5 septembre 2025 au centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio au Sénégal (CICAD), a été une occasion pour l’IPAR et l’IFRI de coorganiser un événement parallèle sur les cantines scolaires comme levier de transformation des systèmes alimentaires locaux le 2 septembre 2025.
Cette rencontre avait pour but de mettre en lumière le potentiel des cantines scolaires en tant que marché institutionnel et vecteur de transformation positive des systèmes alimentaires locaux.
Une note produite après cette rencontre fait la synthèse des résultats issus de ce panel, avec des recommandations stratégiques, pour contribuer aux débats et aux propositions de solutions issues de l’ASFS 2025.
La note souligne que l’alimentation scolaire constitue un levier de promotion des systèmes alimentaires locaux au Sénégal, un instrument de protection sociale, de lutte contre la faim et la malnutrition en milieu scolaire en permettant aux enfants bénéficiant de repas sains et nutritifs à l’école d’avoir de meilleurs résultats scolaires.
L’alimentation scolaire reste toutefois confrontée à de nombreux défis dont le plus important est celui d’un financement stable et sécurisé. A cela il faut ajouter le déficit de connexion des cantines scolaires aux circuits de production et d’approvisionnement local en produits de qualité, etc.
En guise de recommandations, la note préconise de :
- Rénover et renforcer le cadre politique et institutionnel qui gère l’alimentation scolaire, condition sine qua non pour faire du marché de l’alimentation scolaire un levier de développement des systèmes alimentaires locaux ;
- Réformer le cadre juridique et réglementaire régissant l’accès des « petits » producteurs locaux aux marchés institutionnels y compris les cantines scolaires ;
- Fournir un effort financier plus important par la mobilisation de mécanismes de financement endogènes, innovants et sécurisés dans un contexte marqué par le rétrécissement de la contribution financière des bailleurs classiques (PAM, Counterpart International, etc.) ;
- Renforcer les capacités des acteurs, relancer les dynamiques coopératives et créer les conditions pour une connexion entre l’approvisionnement des cantines scolaires et la production locale de qualité.