MOT DE LA DIRECTION EXÉCUTIVE
L’année 2025 aura été, pour l’IPAR, une année de continuité, de transition et d’ouverture. Continuité, d’abord, dans notre mission. Alors que les systèmes agricoles et alimentaires connaissent des transformations rapides, l’IPAR a poursuivi son travail au service de politiques publiques fondées sur les connaissances et mieux reliées aux réalités des territoires. Le rapport qui suit rend compte de cet engagement aux côtés des institutions publiques, des collectivités territoriales, des organisations de producteurs, des communautés, des chercheurs et de nos partenaires.
Transition, ensuite, dans un contexte où les modalités de financement du développement évoluent fortement. La fin de plusieurs programmes historiques, notamment ceux soutenus par l’USAID, oblige les institutions africaines de recherche et de dialogue politique à revoir leur modèle économique, à élargir leurs partenariats et à préserver leur autonomie. Pour l’IPAR, cette question ne peut plus être traitée à la marge. La qualité de nos travaux dépend aussi de notre capacité à conserver une parole indépendante et utile à la décision publique.
L’année 2025 a également confirmé une orientation centrale : partir des territoires pour éclairer les politiques publiques. Les transformations se jouent là où les ressources sont gérées, où les acteurs arbitrent, où les conflits d’usage apparaissent et où les solutions sont mises à l’épreuve. C’est dans ce lien entre recherche, intelligence territoriale et dialogue politique que l’IPAR inscrit sa contribution.
Cette année a enfin marqué une étape importante dans la vie de l’institution. Après plus de quinze années à la tête de l’IPAR, Dr Cheikhou Oumar Ba a quitté la Direction exécutive pour servir l’État. Il exerce aujourd’hui les fonctions de Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage. Dr Laure Tall, précédemment Directrice de la recherche, a assuré la continuité de la Direction exécutive avant d’en prendre la responsabilité au début de l’année 2026.
Cette transmission ouvre une nouvelle phase pour l’IPAR. Il s’agit de maintenir l’exigence scientifique, de consolider le travail engagé dans les territoires, de mieux rendre compte de l’influence de nos recherches et d’élargir la portée régionale de l’institution. Cela suppose aussi de revoir nos modes de travail, nos partenariats et notre modèle de financement.
La publication de ce rapport intervient dans un moment de profonde émotion, après le décès, en mai 2026, de Dr Taïb Diouf, Président du Conseil d’administration de l’IPAR. Son exigence, son écoute et son attachement à l’institution ont marqué sa gouvernance. Nous lui rendons un hommage reconnaissant. Sa contribution restera inscrite dans l’histoire de l’IPAR. Nous renouvelons notre solidarité à sa famille et à ses proches.
Les résultats présentés dans ce rapport sont ceux d’un travail collectif. Ils reposent sur l’engagement des équipes de l’IPAR, la confiance de ses partenaires et la contribution des nombreux acteurs avec lesquels nous travaillons.
Ils rappellent aussi notre responsabilité : produire des connaissances, les mettre en débat et contribuer à des choix publics mieux informés et davantage ancrés dans les réalités africaines.