La 17e Conférence des Parties (COP17) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) s’est tenue à Oulan-Bator, en Mongolie, marquant un tournant décisif dans la gestion durable des terres.
Pour l’IPAR Think Tank, cette édition a été l’opportunité de démontrer, via ses trois axes de recherche-action — la restauration des terres salées, la sécurisation du foncier pastoral et la transition agroécologique —, que la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT) ne peut être atteinte sans une articulation forte entre recherche scientifique et politiques publiques.
Une diplomatie scientifique ancrée dans les pratiques de terrain

Invité au side-event « Strengthening Science Diplomacy for Dialogue, Trust and Collective Action », l’IPAR a défendu une vision pragmatique de la diplomatie scientifique. Comme l’a souligné Ndeye Yandé Ndiaye lors de son intervention, les données scientifiques ne deviennent des outils de transformation que lorsqu’elles sont co-construites avec les communautés locales.
Notre participation a permis de porter trois messages clés auprès des instances internationales :
- L’intégration des droits fonciers : La dégradation des terres n’est pas uniquement un phénomène biophysique ; c’est une question de droits d’usage et d’accès équitable.
- La valeur du pastoralisme : Les parcours pastoraux ne sont pas des terres en attente de mise en culture, mais des actifs économiques et sociaux vitaux qui requièrent une protection juridique spécifique (POAS, Unités Pastorales).
- L’inclusion des femmes : La sécurité foncière des femmes, de leur accès à la terre jusqu’à leur pleine participation aux décisions, reste le baromètre de la réussite des politiques de transition agroécologique.
Vers des solutions nationales
Les expériences de IPAR Think Tank et de ses partenaires, du Bassin arachidier à la Vallée du Fleuve Sénégal, prouvent qu’il existe des solutions fondées sur la nature, efficaces et économiquement viables, à condition qu’elles soient soutenues par des financements adaptés et des cadres institutionnels inclusifs.

Nous poursuivons notre engagement pour transformer ces acquis locaux en solutions nationales de référence, faisant du Sénégal un leader africain en matière de gestion durable des terres.
La participation d’IPAR THINK TANK à cette 17e Conférence des Parties (COP17) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) s’est faite grâce au projet Co-développement d’innovations pour la gestion durable des terres (COINS) et dont l’expérience SRI/CEP.
Pour en apprendre davantage sur cette initiative, cliquez sur le lien ci-dessous :
Champs Ecole Paysan (CEP) et Système de Riziculture Intensif (SRI) – YouTube