Le consortium IPAR Think Tank – CECI mène un projet de recherche intitulé : « La transition énergétique pour l’autonomisation économique des femmes à travers la chaine de valeur horticole dans un contexte post-Covid en Guinée et au Sénégal ». Ce travail de recherche a pour objectif d’améliorer l’autonomisation économique des femmes en générant des connaissances sur l’adoptabilité et le potentiel d’autonomisation de différentes solutions écoénergétiques à faible émission, dont les pompes à énergie solaire pour la gestion de l’eau dans la CV horticole, afin d’éclairer les décisions et politiques dans le cadre de la transition énergétique et des solutions à promouvoir à grande échelle.
Face aux défis des changements climatiques, la transformation des systèmes d’énergie est devenue incontournable. Avec la baisse des prix des technologies solaires notée ces dernières années, leur diffusion s’est étendue, intégrant même les systèmes de production agricole. Au Sénégal, cette diffusion s’inscrit dans la double vision de favoriser l’accès à l’énergie et de réduire les coûts de production. En effet, dans les systèmes de production comme l’horticulture, l’énergie solaire constitue un grand potentiel pour le pompage d’eau pour l’irrigation, pour la conservation de la production (stockages solaires) et de transformation des produits (fours solaires, machines de séchage solaires, etc.). Dans la zone des Niayes, des expériences réussies de femmes utilisatrices de solaires dans différents maillons de la chaine de valeur horticole ont été rencontrées avec des histoires inspirantes pour la promotion des solutions écoénergétiques.
L’étude sur les succes stories rentre dans la perspective de répertorier ces cas d’utilisation réussie des technologies solaires dans différents maillons de la CV horticole et pouvant servir de référence pour analyser les conditions qui favorisent l’accès et la diffusion de ces technologies, ainsi que les impacts résultant de leur utilisation.
Au Sénégal notamment dans la zone des Niayes où ces technologies solaires commencent à se déployer, plusieurs cas d’utilisation par des femmes dans différents maillons de production peuvent être cités en exemple. Ils sont considérés comme des « success stories » et peuvent être définis comme des récits présentant les réalisations positives d’un individu ou d’une initiative qui pourraient être utilisés comme exemples et servir de points de référence pour des initiatives individuelles ou collectives malgré les obstacles nombreux, notamment, les contraintes structurelles et socio-historiques que les femmes rencontrent.
Les critères pour considérer une initiative comme une réussite sont, entre autres, l’impact de l’utilisation des technologies éco énergique sur l’autonomisation économique des femmes et sur l’environnement.
Construits suivant une approche participative qui permet aux productrices de raconter leur propre histoire, les success stories révèlent les atouts et capitaux mobilisés actrices pour réussir leurs expériences entrepreneuriales agricoles individuelles et collectives, mais également les défis qu’elles rencontrent. Les parcours de deux femmes productrices horticoles et l’histoire de deux coopératives de femmes permettent de documenter les interrelations entre genre et énergies renouvelables.