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Analyse d’économie politique (PEA) des filières de l’arachide et du riz au Sénégal, le Rapport final_ Mai 2016

Dans la filière riz, dès 2017 le Sénégal devrait produire 1,6 millions tonnes de paddy, soit 1 millions de tonne de riz blanc, suffisant pour satisfaire les besoins de la population et contrer les importations.

Soixante pour cent de cette production doit provenir des zones irriguées, dont un surplus pour nourrir les centres urbains, pendant que le riz pluvial fournira les 40% restants pour rendre le monde rural autosuffisant en riz. Pour ce faire, l’Etat a calculé des coûts de 424,7 milliards de FCFA (648 M€), dont 10% pour les semences, 45% pour la subvention d’engrais, 33% pour l’aménagement des terres, 9% pour les équipements, et 3% pour l’appui technique et la formation. Quarante pour cent de ces fonds sont attendus des sources externes (PTFs), 25% de l’Etat, et le reste des investissements privés de la part des producteurs et des fournisseurs de produits et de services.

Les chiffres correspondants pour la filière arachide sont un objectif de 1 million de tonnes de graines produites en 2017, basé sur une amélioration des rendements de 977 kg/ha jusqu’à 1,35 T/ha et une optimisation de la filière. Cet objectif sera atteint grâce à une reconstitution d’un capital semencier de qualité certifiée, une meilleure utilisation des paquets technologiques (intensification), l’amélioration de la mécanisation et la formalisation des relations d’affaires entre industriels et organisations de producteurs. Au-delà de l’engagement souhaité des producteurs multiplicateurs de semences, l’Etat entend privilégier, à travers le Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural (MAER), la promotion de la semence certifiée en matière de subvention aux producteurs d’arachide. Le MAER veillera également à la transparence et la bonne gouvernance en matière de commerce de graines et de semences afin d’obtenir des prix compétitifs pour les semences certifiées et d’améliorer la compétitivité globale de la filière (PRACAS, pp.30-33). Le coût global pour cette optimisation est calculé à 92 milliards de FCFA (140 M€), dont 59% pour la reconstitution du capital semencier, 30% pour la subvention d’intrants, et 11% pour la subvention du matériel agricole.

Résumé Exécutif

Ce rapport est basé sur l’hypothèse que l’Union Européenne, et d’autres partenaires techniques et financiers (PTF), s’engagent à accompagner le gouvernement du Sénégal dans ses efforts pour atteindre les objectifs qu’il a fixés dans son Programme d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture Sénégalaise (PRACAS) dans les filières riz et arachide. Ces deux filières ayant déjà fait l’objet de plusieurs études techniques, la présente étude vise plutôt les aspects politiques et économiques, et en particulier les enjeux ouverts ou obscurs qui déterminent le degré de la faisabilité des solutions techniques proposées ici et ailleurs. Cette étude est réalisée au début de l’année 2016, deux ans après la conception du PRACAS, et moins de deux ans avant la date limite (2017) fixée pour l’autosuffisance en riz et la production d’un million de tonnes d’arachide par an.

Quelques extraits  :

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Rapport financé par l’Union Européenne par l’intermède de la Commission Européenne et présenté par AETS pour la Commission Européenne.
Il a été Préparé par Steev Lynn, Chef d’équipe et Ibrahima Hathie, Agroéconomiste, Directeur de la Recherche à l’IPAR

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