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Typologie des ‪exploitations agricoles‬‬‬‬‬ au ‪Sénégal‬‬‬‬‬ : Atelier technique de partage de la méthodologie et des indicateurs.

Par le TCP/3504 signé entre le Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural (MAER) et la FAO en 2015, le Sénégal a intégré l’initiative « Observatoire des Agriculture du Monde » ou « World Agriculture Watch » (WAW) en anglais.

25 août 2016

L’objectif général de cette initiative est de renforcer les capacités d’analyse de la diversité des exploitations agricoles et de suivi de leurs transformations dans les pays concernés. Pour la mise en œuvre de ce projet le MAER a désigné la Direction de l’Analyse, de la Prévision et de la Statistique du Sénégal (DAPSA) comme coordonnateur. L’IPAR a été sollicitée par la FAO pour en faciliter l’appropriation par les différents acteurs qui sont soit des producteurs soit des utilisateurs des données et des analyses de statistiques agricoles et rurales.

L’atelier de lancement, organisé en février 2016, a défini une feuille de route qui a proposé entre autres, la mise en place d’un comité technique animé par l’IPAR. Dès son installation, cette structure s’est attelée à la réalisation des objectifs du projet notamment à la définition d’un cadre méthodologique pour la typologie des exploitations agricoles au sens large et l’analyse des transformations en cours.

La réflexion menée dans cette perspective a été alimentée par le comité technique qui avec l’appui de l’IPAR a élaboré une note méthodologique pour la typologie et a testé la méthode sur une région des régions du Sénégal (la Casamance) en utilisant les données du Recensement Général de la Population, de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Elevage (RGPHAE, 2013) et des enquêtes agricoles annuelles de la DAPSA. C’est dans ce contexte que la FAO/Rome qui a eu des échanges nourris avec le comité a répondu à sa demande d’appui en envoyant un expert sur le sujet. Cet atelier technique a été organisé les 1 et 2 août à Dakar pour mettre en discussion avec le maximum d’acteurs concernés par le processus en cours, les réalisations du comité technique et les apports de l’expert.

L’atelier modéré par M. Adama Faye de l’IPAR a enregistré des moments forts :
• L’ouverture marquée par les allocutions successives de M. Thioune au nom du Représentant de la FAO/Sénégal et du Directeur de la DAPSA qui a insisté sur l’intérêt que le MAER accorde à ce projet pour le suivi et l’évaluation de la composante agricole du Plan Sénégal Emergent (PSE) ;
• La présentation introductive par M. Ibrahima Faye de la DAPSA sur le contexte dans lequel s’inscrit l’atelier et les perspectives ;
• Des présentations du CSE et du SECNSA sur l’hétérogénéité écogéographique ;
• La présentation d’expériences par l’expert de typologies de divers pays orientées par la disponibilité de données et les objectifs de différentiation visés ;
• La présentation par M. Boubacar Seydi de l’IPAR de l’approche esquissée par le comité technique qui a consisté à un travail de nettoyage et de traitement préalable sur la base de données RGPHAE, l’exploitation d’enquêtes de la DAPSA et un exercice de typologie appliquée sur la Casamance choisie comme zone test ;
• La présentation par Madame Isseu Dieye DIA du tableau des expériences de typologie des exploitations agricoles du Sénégal menées les différentes structures publiques comme privées.
• Les discussions très animées sur la pertinence des indicateurs utilisés, les limites des données disponibles et les moyens d’y suppléer.

Les principales structures productrices et /ou utilisatrices de données et intéressées par la typologie (DAPSA, ANSD, CNCR, ADG, SAED, D’HORT, DA, SODEFITEX, ANCAR, CEP/Elevage, …….) ont participé activement à toutes les séances de travail.
En guise de conclusion, les participants ont recommandé de :
• Affiner la qualité des données et des indicateurs en collaboration avec les structures qui pourraient y contribuer ;
• Poursuivre le travail engagé notamment la tenue d’un atelier local de validation du premier exercice portant sur la Casamance et passer à d’autres zones ;
• Insister auprès des structures pour recueillir des informations sur leurs expériences en matières de typologie et leur contribution potentielle à la mise en place d’un observatoire porté par les acteurs ;
• Développer la vision d’un système de suivi des exploitations agricoles approprié et porté par l’ensemble des parties prenantes pour en assurer la viabilité et la valorisation.

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