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Première partie du Rapport de la Commission pour l’Afrique

Commission pour l’Afrique, Mars 2005

Tout le monde sait ce dont l’Afrique a besoin. . .

Lorsque le Premier ministre britannique, Tony Blair, a lancé cette Commission, beaucoup se sont exclamés : « Pourquoi une Commission ? Tout le monde sait ce dont l’Afrique a besoin, tout de même ! » Nous avons donc demandé aux gens de nous le dire. Nous avons organisé des consultations dans toute l’Afrique et dans les plus grandes villes du monde riche.

Nous avons examiné la quantité énorme de données d’analyse réunies ces 50 dernières années et les erreurs qui ont été commises dans la gestion de l’aide, du développement et de l’économie. Par conséquent, nous sommes aujourd’hui nettement mieux en mesure de dire ce qui marche et ce qui ne marche pas, et de tirer les enseignements des échecs et des réussites passés. Notre rapport s’appuie sur les preuves disponibles. Pragmatique, il contient des propositions qui reposent sur des données fiables et sur des arguments pratiques et analytiques solides.

Nous nous sommes également efforcés d’être parfaitement honnêtes. Nous sommes 17 commissaires, des Africains pour la plupart, mais certains d’entre nous sont originaires des pays les plus riches du monde, et nous avons fait tout notre possible pour accepter des vérités peu agréables à entendre quand il l’a fallu.

Nous avons été francs à propos de la corruption, de l’incompétence et des conflits en Afrique. Nous avons été directs dans nos critiques à l’égard des pays développés. Leurs politiques commerciales sont façonnées de manière à bénéficier aux riches sans considération pour les pauvres. Ils ont toujours rechigné à annuler les lourdes dettes qui ajoutent au fardeau quotidien de l’Afrique. Et leurs politiques d’aide semblent souvent avoir été conçues autant dans l’intérêt politique et industriel des pays riches que pour lutter contre la pauvreté en Afrique. Une trop grande partie de l’histoire du rôle du monde industrialisé en Afrique est une histoire lamentable de promesses non tenues.