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La révolution statistique des données post 2015 L’atteinte mitigée des OMD

23 février 2015

Une étude intitulée ‘’la révolution statistique des données post 2015’’ a été lancée il y a quelques mois, dans le cadre d’une coalition entre plusieurs organisations, au Bangladesh, au Canada, au Sénégal, auPérou etc. Dans le cadre du Post OMD, les QMD vont prendre fin en 2015.
Beaucoup de pays travaillent sur l’après 2015 déjà et une réflexion a été lancée il y a quelques mois au niveau des pays pour qu’on mette en place de nouveaux objectifs pour que dans les quinze ans à venir qu’il y ait une avancée dans le monde. Notamment dans le développement humain où la révolution des données doit être un facteur déterminant.
Sans les données on ne peut pas être sûr que les objectifs fixés sont atteints. Or dans la plupart des pays en développement la question des données est une question importante puisque avoir des données suppose avoir des ressources et les ressources ne sont pas toujours disponibles.
Pour préparer tout cela, l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR) et ses partenaires ont décidé de faire un test dans cinq pays pour voir comment la question des données va se poser, tout en sachant que les données vont être quelque chose de très important dans les années à venir.
Après cette étude, menée il y a quelques mois, la restitution a été faite à travers un atelier de partage regroupant d’éminents experts pour discuter des objectifs post OMD, sur comment se pose la question des données, quels sont les enjeux, les difficultés qu’on pourrait avoir etc.
L’atelier a été une bonne occasion pour les participants de partager les résultats auxquels a aboutis l’étude et aux organisateurs de recueillir auprès des différentes parties prenantes des conseils sur comment faire pour la suite.
Pour Mr Ibrahima Hathie, Directeur de Recherche à l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR) ‘’Une haute structure, constituée de hautes personnalités, a balisé le terrain pour démarrer la réflexion sur l’importance de la ‘’révolution des données’’.
C’est ensuite le tour du Secrétaire Général de l’ONU qui, l’année dernière, l’a amplifié pour porter le niveau de réflexion à des années jamais égalées qui ont un impact sur le Post OMD. A l’état actuel de la discussion, au niveau mondial, dix-sept objectifs ont été proposés.
Des objectifs de développement durable (ODD) qui vont être discutés durant l’année à venir. Des négociations intergouvernementales vont être menées, et à partir de septembre 2015 on sera sûr des objectifs retenus.
Mais il y en a dix-sept actuellement. On a essayé de reprendre les objectifs qui n’ont pas été atteints notamment les objectifs de pauvreté, en allant plus loin.
Au lieu de dire qu’il faut réduire la pauvreté bde 50%, maintenant on parle d’éradiquer la pauvreté. Sur la pauvreté, l’éducation, la santé, l’emploi il y a eu des objectifs, mais il y a des propositions d’objectifs nouveaux dans le cadre de la gouvernance dans le cadre du développement durable etc. Il y en a beaucoup et contrairement aux huit objectifs d’antan on va aller certainement vers dix-sept, mais le débat est ouvert et d’autres propositions surgissent pour dire que dix sept c’est trop, il faut réduire.
En ce qui concerne les ressources, les experts qui se sont réunis ont montré tout d’abord que l’un des objectifs post OMD, c’est d’avoir des objectifs de développement qui soient universels, mais aussi applicables dans les pays, qu’on n’ait pas seulement des objectifs pour les pays en développement, pour les pays africains mais qu’on ait des objectifs universels.
Pour cela, ça veut dire que dans les pays qu’on puisse avoir des bases line. Les bases line d’un pays développé et d’un pays en développement peuvent ne pas être les mêmes. C’est pourquoi il est important de réfléchir sur ces bases line.
Sur la situation de référence, partir de cette situation pour voir quel est l’objectif qu’on se fixe par rapport à cette situation de référence. L’autre réflexion qui est en cours c’est qu’on veut que les données soient disponibles.
Où est ce qu’on va prendre les ressources.
Certains sont adeptes pour dire qu’il faut internaliser. Il faut que les pays puissent trouver les ressources internes qui puissent supporter cela. L’Afrique, dans la cadre de la position commune africaine, le CAP a proposé de mettre l’accent sur la mobilisation de ressources internes, parce qu’elle se rend compte qu’il est difficile de pouvoir avancer en comptant sur l’extérieur, mais il est évident aussi que la communauté internationale ait une responsabilité particulière par rapport à la situation de tous nos pays. Ce qui fait que le partenariat est aussi un des points clés de ces objectifs’’.

 

Agropasteur N°79 du mois de février 2015.