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Évaluation économique ex-post des barrages de Niandouba et confluent au Sénégal

Une étude visant à réaliser l’évaluation ex-post de la richesse produite par les barrages de Niandouba et Confluent, de la comparer aux hypothèses sur lesquelles s’est fondée la décision de construction des barrages et d’aménagement des périmètres irrigués, et de faire un bilan financier pour l’État.

Le projet d’aménagement du bassin de l’Anambé visait à contribuer à la réduction de la dépendance du Sénégal dans le domaine des importations de céréales, en particulier le riz, et à développer l’économie rurale. Les objectifs de départ étaient dès lors très ambitieux. Il s’agissait d’aménager 16 265 ha en 5 phases dont une phase pilote de 1420 ha. Ces investissements devaient générer une production annuelle de 102 000 tonnes de céréales dont 88 500 tonnes de riz paddy, 7000 tonnes de sorgho et 6500 tonnes de maïs. La mise en œuvre de la phase pilote a porté sur la construction du barrage du Confluent en 1984, d’une station de pompage et d’un chenal d’amenée, ainsi que le démarrage des aménagements hydroagricoles. Entre 1991-1994, des modifications importantes vont être apportées au projet d’aménagement suite aux études hydrologiques qui ont révélé une forte diminution de la pluviométrie durant la période 1968-1991. Le schéma d’aménagement définitif adopté propose le maintien du barrage du Confluent en l’état, la construction du barrage de Niandouba (1997), l’aménagement et la mise en valeur de 5 000 ha en maîtrise complète de l’eau, avec une intensité culturale de 1,6.

Cette étude comparative de la valeur actuelle des barrages de Niandouba et Confluent, et de la situation du bilan financier pour l’État, fournit des informations précieuses sur les processus de la conception à la mise en œuvre et permet ainsi d’identifier les facteurs qui ont amoindri ou entravé la rentabilité de ces infrastructures. Les leçons tirées de ce type d’intervention sont mises à profit pour améliorer la réalisation des ouvrages futurs et des études préliminaires à l’exploitation.

Etude réalisée par Dr. Ibrahima Hathie, économiste agricole et Directeur de la recherche à l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR).

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UICNL’Union internationale pour la conservation de la nature aide à trouver des solutions pratiques aux problèmes de l’environnement et du développement actuels. Valoriser et conserver la nature, assurer une gouvernance efficace et équitable de son utilisation, et développer des solutions basées sur la nature pour relever les défis mondiaux du climat, de l’alimentation et du développement, tels sont les domaines dans lesquels s’exercent les activités de l’UICN. L’Union soutient la recherche scientifique, gère des projets dans le monde entier et réunit les gouvernements, les ONG, l’ONU et les entreprises en vue de générer des politiques, des lois et des bonnes pratiques.

IEDL’Institut international pour l’environnement et le développement est une organisation de recherche-action et de politique qui promeut le développement durable, en reliant les priorités locales aux défis mondiaux. Nous sommes basés à Londres et travaillons sur cinq continents avec certaines des populations les plus vulnérables du monde pour mieux faire entendre leurs voix dans la prise de décisions.